Aspect Général du vieillissement

Un article de ReseauGerontologiqueAutunois.

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Sommaire

Généralité

Définitions utiles en Gérontologie

Aspects Biologiques du vieillissemenrt

Changements physiologiques liées à l'âge

Psychologie du vieillissement

C’est quoi vieillir ?
A partir de quand vieillit-on ?
Comment s’assurer le bien vieillir ?
Obsessions de notre temps… Car même si ces questions sont universelles, les réponses sont individuelles. Nous venons tous à la vie en tant qu’être humain pour devenir ensuite des personnes : chacune avec son patrimoine génétique, son histoire, sa personnalité, ses choix… un individu unique.

C’est quoi vieillir ?

L’angoisse de la mort nous amène tous à nous poser toutes ces questions et bien entendu à tenter d’y trouver des réponses : l’homme est toujours dans cette quête de voir ce qu’il y a derrière la montagne…
Et c’est justement parce qu’il ne peut pas (veut pas ?) voir ce qu’il y a derrière qu’il est angoissé par cet inconnu qui de toute façon restera mystérieux.
Alors il fait tout pour reculer l’échéance et la médecine vient ici nous faire une belle promesse pour repousser l’inéluctable.
Pourtant rappelons nous de ceci : vivre c’est vieillir et vieillir c’est vivre. La vie et la mort sont deux éternelles compagnes.
Il faut rappeler que le vieillissement démarre à la naissance, même si l’enfance renvoie plus volontiers au concept de développement, aux acquisitions ; il n’en est pas moins que chaque jour qui passe nous nous rapprochons de ce que nous redoutons tant…
En tant qu’être humain, nous sommes tous dotés d’un corps et d’un esprit. Les deux vieillissent… Mais peut-être pas conjointement ni en harmonie.

A partir de quand vieillit-on ?

Le vieillissement psychique n’est pas un événement comme la naissance, mais un processus lent et progressif comparable à celui de la croissance.
L’individu, au travers de son corps et de son vécu associé, fait progressivement l’expérience de la perte, une expérience dont le sens vient petit à petit aiguiser et affiner la prise de conscience de sa propre finitude.
Il est donc possible d’assigner un début psychique au vieillissement psychique puisqu’on pourrait dire qu’il commence au moment où le fantasme d’éternité rencontre une limite jusque là ignorée par la libido.
Cette période de la vie est vécue comme une véritable crise car il doit s’opérer un changement entre l’avant et l’après.
La souffrance liée à cette crise peut naître du sentiment de malaise du à cette rupture.
Cette notion de crise est à la source de remaniements (réaménagements) psychiques nécessaires.
C’est donc la manière de réorganiser l’équilibre de son psychisme qui va conditionner soit le « bien vieillir » soit un vieillissement plus difficile du point de vue du vécu.

Comment s’assurer le bien vieillir ?

S’assurer de bien vieillir n’est pas chose facile, ceci d’autant plus que les facteurs externes s’en mêlent.
En revanche, il est peut-être possible d’agir sur les facteurs internes. Si l’on sait à peu près ce qui peut nous prémunir d’un vieillissement physiologique difficile (alimentation, hygiène de vie…), cela devient franchement plus compliqué lorsqu’on s’atèle à la vie psychique.
Partons de l’idée que les étapes de la vie nous confrontent toujours, tôt ou tard, à une réalité : perdre. Perdre des capacités, un statut, des proches sont des expériences qui jalonnent notre existence. Pour autant bien vieillir ne dépend pas forcément de ces événements de vie (aussi difficiles soient-ils parfois) mais bien du vécu qui y est associé et du comment on dépasse cela.
De plus, le retentissement sur l’estime de soi est également à prendre en compte. En effet, perdre des parties de soi (parties qui assurent le sentiment d’unité) qui nous procuraient avant satisfaction, plaisir et assuraient une bonne image de soi et estime de soi engage un travail psychique.
Il est donc possible d’arriver à un vieillissement plutôt réussi si est mis en œuvre un travail psychique, appelé travail du vieillir, visant à réaménager l’équilibre du psychisme lui-même déstabilisé par l’extérieur (la réalité).
Ce travail consiste à diminuer l’angoisse associée au vécu de la perte en sublimant l’investissement psychique autour de ce qui a été perdu. En d’autres termes, il s’agit de dériver l’énergie psychique qui était auparavant investie autour de ce qui a été perdu pour être ensuite réinvestie sur une activité, une personne (un objet) qui pourra offrir, certes à un niveau inférieur, satisfaction et plaisir, encore.
C’est donc la capacité à accepter son vieillissement, à s’adapter à la réalité en trouvant d’autres moyens d’obtenir du plaisir et de maintenir/cultiver une bonne estime de soi qui pourraient contribuer à m ieux vieillir.
L’important ce n’est pas la chute mais c’est comment on s’en relève ; les travaux sur le concept de résilience étayent ce point de vue.